Pour continuer dans la série des publications concernant les consommations globales, nous allons attaquer les consommations thermiques !
Les factures constituent la porte d'entrée de l'analyse des consommations thermiques, qu'elles soient issues de gaz ou d'un réseau de chaleur.
Trop souvent, celles-ci sont malheureusement très limitées niveau informations disponibles 
Une consommation mensuelle "réelle" est déjà une bonne chose, sinon nous retrouvons souvent des consommations estimées ou des relevés bimensuels...
Quand cela est possible, nous pouvons réaliser une signature énergétique ! Pour rappel, la signature énergétique permet de déterminer s'il existe une corrélation, ou lien de proportionnalité, entre la consommation (ici thermique) et la rigueur climatique 
Petite nouveauté, nous allons parler un peu mathématiques, mais pas de panique 
La signature énergétique consiste principalement à trouver une courbe de tendance, donc un modèle mathématique qui représente au mieux les données en notre possession.
La courbe de tendance la plus simple est une droite et qui est donc une signature énergétique de premier degré, la plus souvent utilisée (courbe bleue). Celle-ci permet également de connaître la température de non-chauffage, donc la température extérieure à partir de laquelle il n'y a plus de consommations.

Pour pousser l'analyse plus loin, il est possible de réaliser une courbe de tendance polynomiale (courbe rouge). Cette courbe de tendance, est pour le coup, vraiment une courbe (CQFD
). Celle-ci permet de déterminer la présence d'une surchauffe en hiver.

Passons sur un cas pratique, donc l'analyse des consommations thermiques d'un prospect :
- Consommations thermiques en été, qui indiquent la production d'ECS et/ou de déshumidification
- Apports solaires importants en intersaison
- Température de non-chauffage de 21°C (idéalement de 18°C)
- Surchauffe en hiver
De plus, l'analyse de l'évolution du ratio MWh/DJU montre que, pour une même rigueur climatique, le bâtiment consomme 53% d'énergie thermique en plus entre 2023 et 2024 
Une première solution pour déterminer l'origine de ces surconsommations est de mesurer les grandeurs physiques significatives telles que :
- Température, humidité et CO2 de l'air intérieur
- Température d'eau du circuit de chauffage
Afin de vérifier que les consignes et programmes de pilotage sont cohérents avec les données terrains mesurées.
Ensuite, il faut récupérer les données de consommation directement auprès des distributeurs. Cela est possible via la rédaction de mandats et l'exploitation des données via Energisme. Cela permet de suivre la consommation avec précision et d'identifier les équipements problématiques !
Encore une fois, avec une "simple" analyse des factures, il est possible de mettre en lumière des dysfonctionnements qui génèrent des surconsommations et coûtent des milliers d'euros par an 

Vous souhaitez que je réalise l'analyse de vos factures ?
N'hésitez pas à prendre contact avec moi !